Nouveau : Les Petites Chroniques Littéraires du Mercredi


Lire ? Tout un programme. Mais pas facile de choisir. Alors pourquoi ne pas se fier aux conseils de nos lecteurs ?


Et pour ce premier jour, honneur à un auteur venu du froid : Auteur suédois, il vit entre la Suède et le Mozambique où il s’occupe d’une troupe de théâtre. Pour ceux qui aiment les policiers, il est le père de Kurt Wallander, commissaire désabusé entouré d’une équipe de policiers à la personnalité bien définie.


Il est aussi auteur de romans dont celui conseillé par une de nos lectrices
« Les chaussures Italiennes ».Ce roman à l’ambiance étrange nous entraîne dans un road movie au cœur de l’hiver suédois, à travers lequel le personnage principal comprend peu à peu le sens de sa vie :

« À 66 ans, Fredrick Welin vit reclus depuis 12 ans sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’immerge chaque matin.Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée 40 ans plus tôt. Harriet qui se meurt d’un cancer exige qu’il tienne une vieille promesse : lui montrer un lac forestier éloigné. Périple peu nostalgique et ponctué de reproches. Au retour elle souhaite s’arrêter chez sa fille Louise. Choc: Fredrick découvre qu’il est le père de Louise. Marginale, elle habite dans une caravane entourée d’originaux, dont un vieux bottier italien auquel elle commande une paire de souliers pour son père. Commence le lent dégel intérieur du narrateur. Ses retrouvailles avec le monde des émotions humaines le poussent à rencontrer Agnès, la jeune femme qu’il a accidentellement amputée d’un bras sain, et à obtenir son pardon.Au solstice d’été, Louise débarque avec sa mère au plus mal qui veut mourir sur l’île. La fête pour son anniversaire est un moment de magie et de réconciliation. Harriet meurt après lui avoir dit qu’elle n’a jamais aimé que lui. »

Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption